Psychologie du deuil2017-05-03T23:56:55+00:00

Psychologie

du deuil

Le deuil est souvent causé par la séparation brutale ou la mort d’un être cher.

Cela peut créer un stress ou un choc traumatique qui peut parfois ressurgir longtemps après l’évènement.
C’est une émotion naturelle et elle a pu être divisée en différentes étapes comme nous l’a proposé le docteur Elizabeth Kubler-Ross.

Écrit par Geneviève SCHMIT – Thérapeute – Analyste comportementale :
http://www.soutien-psy-en-ligne.fr/blog/etapes-deuil/

Le deuil n’est pas une maladie mais elle peut entraîner les symptômes de la maladie voir en créer une. Maux d’estomac, insomnies, stress et des maux de tête graves sont quelques-uns des effets secondaires ressentis par une personne qui vit un deuil.

Certaines personnes peuvent pleurer, se murer dans le mutisme ou, au contraire, la logorrhée ou la perdre d’appétit.
En raison de ce stress, le rythme du sommeil est perturbé et cela conduit à un affaiblissement du système immunitaire.
Le temps du deuil dépend de la nature de la perte et du mental de la personne qui vit se drame. Il n’y a pas de temps fixé pour gérer, digérer un deuil.

Elizabeth Kubler-Ross a modélisé les 7 étapes du deuil et nous les a présentées dans son livre « On Death and Dying ». Pourtant, cette théorie a été réfutée par de nombreuses personnes.
Ils pensent que la douleur est trop complexe pour être définie par seulement sept étapes bien définies.
Pour la plupart des gens, la perte d’un être cher entraine dans un tourbillon engloutissant des émotions les plus variées.
A vous de vous faire votre propre opinion.

Sept étapes

du deuil

1. Choc et déni

A ce stade, la personne souffre d’un choc à l’annonce de la perte.
Le choc est une étape légitime de défense de l’esprit pour une situation qu’elle pense ne pas pouvoir gérer. La réaction est souvent la négation des faits qui se sont réellement produits.
La personne en deuil pense qu’ell rêve et refuse d’accepter la situation causant cette insupportable douleur.
La durée de temps de cette étape ne peut pas être déterminée.
Même des tâches simples et les décisions de bases ne peuvent plus être effectuées par une personne en état de choc.

2. Douleur et culpabilité

A ce stade, la personne souffre d’un choc à l’annonce de la perte.
Le choc est une étape légitime de défense de l’esprit pour une situation qu’elle pense ne pas pouvoir gérer. La réaction est souvent la négation des faits qui se sont réellement produits.
La personne en deuil pense qu’ell rêve et refuse d’accepter la situation causant cette insupportable douleur.
La durée de temps de cette étape ne peut pas être déterminée.
Même des tâches simples et les décisions de bases ne peuvent plus être effectuées par une personne en état de choc.

3. Colère

A ce stade du deuil, la personne peut se mettre en colère à cause de l’injustice ressentie de ce qui lui est arrivé. Il peut aussi choisir inconsciemment de dévier cette colère sur une personne désignée comme responsable de la perte.
Une bonne gestion de la colère est indispensable à ce stade du deuil.

4. Marchandage

A ce stade du deuil, la personne peut se mettre en colère à cause de l’injustice ressentie de ce qui lui est arrivé. Il peut aussi choisir inconsciemment de dévier cette colère sur une personne désignée comme responsable de la perte.
Une bonne gestion de la colère est indispensable à ce stade du deuil.

5. Dépression et douleur

Ici, la personne accepte la perte, mais n’est pas en mesure d’y faire face.
Dépression, perte de moral, la personne en deuil est au désespoir et se comporte passivement.
Elle ne voit pas comment atténuer cette immense souffrance et n’arrive plus à vivre normalement le quotidien.
Malheureusement, certaines personnes s’arrêtent à se stade.

6. Reconstruction

Il s’agit de la phase de test dans lequel la personne déprimée commence à s’ouvrir à nouveau aux autres et accueille des activités afin d’échapper à la douleur.
En fait, c’est l’amorce de la prochaine étape et la dernière, à savoir l’acceptation de et se réconcilier avec la réalité.
C’est aussi une phase dans laquelle commence le processus de reconstruction et la personne en deuil cherche des solutions et des moyens pour sortir de sa peine.

7. Acceptation

Stade où la personne endeuillée accepte la réalité.
Dans l’acceptation de ce qui ne peut être changé la personne projette une lueur d’espoir et commence à croire en elle-même.
La réalité et les faits de la vie sont enfin acceptés et la personne reprend le cours de sa vie.
Cette étape n’est visible que lorsque la personne commence à se comporter normalement et que son travail professionnel est améliorée.
La personne qui sort de ce deuil commence à nouveau à se mêler aux autres.

Comment faire face

à la souffrance ?

Perdre quelqu’un de cher ou quelque chose qui était primordiale à votre existence peut être une situation écrasante et il en résulte naturellement une grande souffrance.
Même si le processus de deuil est très subjectif, tout le monde tente de faire face au deuil à sa manière.
La compréhension de ces étapes peut vous aidera à élaborer votre chemin au travers de cette douleur émotionnelle tout en gardant à l’esprit qu’on peut en ressortir !
Il n’y a pas de bon ou mauvais moyens pour se réconcilier avec la perte, il n’y a que votre propre façon de surmonter les sentiments de tristesse extrême.

Quand consulter ?

« Vivre un deuil » Par Marie-Claude Roy, Psychologue, Psychothérapeute
Montréal, Québec, Canada)

Dans un grand nombre de cas, le deuil peut se vivre sans recourir à une aide professionnelle. Le processus de détachement se fait alors petit à petit, au fil des jours, à travers le quotidien qu’on ne partage plus avec l’autre. Toutefois, si on se sent isolé, débordé, ou lorsque le deuil n’en finit plus, il ne faut pas hésiter à chercher de l’aide. Différentes options s’offrent. Il existe ainsi des groupes d’entraide pour personnes endeuillées, qui sont un lieu de partage ou de soutien, visant à réduire le sentiment de solitude et permettre l’expression des émotions. Il peut aussi être adéquat de consulter en psychothérapie, lorsque les émotions mobilisées sont intenses et qu’elles semblent s’installer et s’aggraver plutôt que de s’atténuer avec le temps. L’absence de réaction de deuil peut aussi inquiéter et laisser penser qu’il se manifestera à retardement, parfois par des avenues indirectes – somatisations, accidents, etc.

L’enfant et le deuil

Ecrit par: Dr Jean-Louis Crouan

Le vécu du deuil pour un enfant , qui a perdu une personne de son entourage, varie en fonction de l’âge de l’enfant.

  •  De 0 à 3 ans : l’enfant, sur le plan affectif est une sorte « d’éponge ». Il n’a pas conscience de la disparition de l’être, mais il ressent profondément ce que ressentent les autres, comme la tristesse. Il peut être envahi par des angoisses de séparation.
  • De 4 à 6 ans : l’enfant a conscience de la mort , mais il la perçoit comme temporaire. Il protège ses parents attristés, trop parfois, car il ne peut exprimer sa propre souffrance, qui peut se réveiller bien des années plus tard de façon inconsciente et invalidante.
  • Entre 7 et 10 ans : Il comprend que la mort est irréversible. Il éprouve un fort sentiment de culpabilité, car il croit que ses pensées ont pu changer le cours des choses.
  • L’adolescence est une période à risque, car elle est, à elle seule, une période de deuil (deuil de l’enfance).
    Très souvent, les enfants ont besoin de conserver un lien avec la personne disparue et il arrive fréquemment qu’on « surprenne » l’enfant parlant avec elle, parfois il mime cette mort. Ce ne sont pas des réactions anormales.

Les adultes doivent être à l’écoute des enfants : savoir les entourer, ne pas les exclure du temps de fin de vie, ni des cérémonies funéraires, leur expliquer avec des mots simples la situation, les déculpabiliser, les rassurer et leur permettre d’exprimer leur souffrance. Ils ont, eux-aussi, besoin de temps pour réaliser la disparition d’un être.