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La confrérie des charitables

C'est dans le Pas de Calais et plus particulièrement autour de Béthune, Beuvry et Verquigneul que l'on trouve la plupart des confréries de Saint Eloi et leurs membres les charitables.

Leur origine vient des temps reclus ou sévissait la peste (Septembre 1188) et pendant laquelle Gauthier de Béthune et Germon de Beuvry tous deux maréchaux ferrant, éclairés de leur saint patron "Eloi", formèrent une "Karité" (confrérie) ayant pour but d'enterrer les nombreux cadavres que tout le monde, à cette période, fuyaient. Ainsi par une protection séculaire, ils n'ont quasiment pas cesser depuis leur ouvre et d'autres confréries dans les villes et villages alentours virent le jour depuis.

Ainsi "pendant la seconde guerre mondiale, le bombardement du dépôt SNCF du 27 avril 1944 a été certainement l'évènement le plus marquant et le plus meurtrier pour Béthune. On dénombra alors 63 morts rassemblés quelques jours plus tard sur la place de Lille à Béthune. 600 charitables de toutes les Confréries d'Artois ont bravé l'interdiction des autorités allemandes, pour exécuter leur service vis-à-vis des défunts. Ils ont porté les corps à bras, selon le rituel jusqu'au parvis de l'église Saint Vaast puis les corps furent conduits dans les différents cimetières".

La mémoire

Des gravures, des tableaux et objets d'art garnissent les murs de la chambre des charitables de Béthune et témoignent de l'ancienneté et des traditions de la confrérie.

Le service

Les charitables en service portent en été une chemise blanche, un rabat bleu, un noud papillon noir ou blanc, des gants blancs, généralement une redingote surmontée d'une cape ou d'un long manteau noir et en hivers un pull blanc col roulé.
En collaboration avec les services des Pompes Funèbres ils prennent leur service quelques minutes avant l'office religieux ou la levée du corps pour un enterrement civil.

Le cortège s'effectue selon les cas et selon les confréries à pied ou en corbillard de l'église au cimetière ou de la chambre funéraire (ou maison mortuaire) au cimetière.

La chapelle Saint-Eloi de Quinty